15. la 5e question

La température étant toujours belle et néanmoins gelée. La neige ne tombant pas, avec du soleil en masse, je décidai donc en ce lumineux lundi matin de janvier de passer à la question suivante durant ma pause-café.

— C'était quoi la question m'dame ?

La question du jour, sélectionnée de façon totalement aléatoire - comme tout le reste - était « qu'est-ce que tu lis ». Et pour y répondre, je pigeai le troisième livre de la pile rapportée hier de la bibliothèque, en comptant de bas en haut. Je l'ouvris n'importe où, lu et ensuit m'amusai à composer une petite dérive à même la page 376 :

Je lis accrochée à un portemanteau, dans un coin de la pièce. Je me retrouve debout au milieu de la chambre et je lis, dans ma combinaison jaune. Je m'efforce de rester calme. Le livre défait la bande qui retient ma combinaison. Je tente de l'en empêcher en gênant ses mouvements, mais il repousse mes bras. J'ai un mauvais pressentiment. Quand il retire la ceinture en tissu, il glisse ses mains sous ma combinaison et s'attaque à mon koshimaki. Cela m'affole. Mais au lieu d'ouvrir ma combinaison, il la referme et me dit de m'allonger sur les tatamis.

Le livre s'agenouille à côté de moi. Après s'être excusé, il écarte les pans de ma combinaison pour exposer mes jambes. [...] Il les écarte, glisse une main entre mes cuisses – une main longue et douce comme celle de x. Je me sens humiliée, ainsi exhibée ! Je mets mes mains sur mon visage. Je veux refermer les cuisses mais je m'en abstiens. En effet, je risque de prolonger ce contact en rendant la tâche difficile au livre. Aussi je reste allongée, retenant ma respiration. [...] À un moment donné le livre met ses deux mains entre mes jambes. Il finit par les retirer, referme ma combinaison. Quand j'ouvre les yeux, il s'essuie les mains sur une serviette.

Je lis Geisha. Hier j'ai lu le premier livre de Marc Levy. Et mis à jour la liste de mes lectures de janvier. Dans la page lectures.