135. tiltre, titol, titulo, titulus, ticlus, title, titre

Poursuivons le grand dépouillement blanc sur la blanche page. Songé à abandonner la numérotation des pages. Je questionne également la manie des titres quotidiens. À quoi bon ?

Je sais. Les titres et sous-titres ont leurs fonctions, celles d'indiquer le sujet traité dans un texte, d'attirer l'attention et d'amener subtilement le regard du lecteur curieux – sinon goulûment appâté [ou carrément choqué], à s'introduire dedans sans vergogne. Les titres sont donc utiles et je reconnais sans effort. Que depuis toutes ces années, je ne vois pas comment j'aurais pu m'en passer.

Alors j'hésite à les enlever. À défaire les habitudes, à tout changer de place. Et puis si j'abolis les titres, il n'y aura plus rien sur la page « liste des titres ». Parce que les titres servent aussi au classement des pages et à plein d'autres choses. Y penser. Cela dit, j'ai découvert une autre grande forêt près de la source avec de nombreuses talles de chanterelles. Divines. Simplement sautées au beurre avec des petits oignons blancs, et mélangées intimement avec des pâtes fraîches [petites coquilles al dente, de préférence], elles accompagnent à la perfection un filet de truite sauvage, une escalope de veau ou ce que vous voulez.

Vous remarquerez que le pied des champignons est un peu rogné : je n'avais pas de couteau et donc il a fallu les couper avec la clé de la Toyota !

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Et en ce qui concerne l'étymologie du mot titre, selon Littré en ligne : « Prov. tiltre, titol ; esp. titulo ; ital. titulo ; du lat. titulus, titre ; altéré en ticlus par le peuple (Appendix Probi, dans KEIL, V, 162) ; ticlus aurait dû donner teil ; mais, l'Église ayant conservé titulus, d'où title, le peuple en fit titre, BRACHET. ». Oups. Longue histoire...