131. plagiat

fleuve gris, le 9 août 2006

Méditations devant le fleuve. Eaux grises charriées par un vent tiède et bleu.

Je réfléchis à une situation. Aux actions, aux mots que nous utilisons pour les nommer et aux multiples significations que ces mots transportent comme des sacs à dos bourrés de papiers et de livres –. J'ouvre les livres et les dictionnaires. Je feuillette.

Je recopie ce que Quillet écrit à propos du plagiat :

plagiaire, adj. et nom. Celui qui pille les écrits, les ouvrages, les inventions d'autrui, et les donne comme siens.

– Va-t-en, fripier d'écrits, impudent plagiaire. (Molière)

plagiat, n. m., Action du plagiaire.

J'ouvre ensuite le Petit Robert et j'avance un peu plus vers l'origine du mot, sa petite et peu reluisante histoire :

plagiaire,n. plagiere 1584 ; lat. plagiarus « celui qui vole les esclaves d'autrui », du gr. plagios « oblique, fourbe ». Personne qui pille ou démarque les ouvrages des auteurs. ==> contrefacteur, copiste, imitateur. « Des compilateurs à foison, des ressasseurs, des plagiaires de plagiats et des critiques de critiques » (Baudelaire). Se faire traiter de plagiaire.

plagiat, n. m., Action du plagiaire, vol littéraire. ==> Copie, emprunt, imitation. Ce chapitre est un plagiat. Accusation de plagiat. Être condamné pour plagiat. « Le plagiat est la base de toutes les littératures, excepté de la première, qui d'ailleurs est inconnue » (Giraud). Contr. Création.