121. et le rose

Avec toutes ces pages en couleur, j'ai l'impression de traverser un bel arc-en-ciel. J'espère que tout cela vous aura amusé autant que moi. Encore quelques jours et le blanc devrait reprendre ses droits. Mine de rien, je suis en train de me fabriquer tout un assortiment de feuilles de style que je souhaite faire correspondre à des thèmes ou à des suites particulières de rubriques ou de catégories, ça se dessine tranquillement, tout doucement, comme ma vie qui avance par en avant sans faire de vagues.

Je suis passée au travers de la plus difficile des mises à niveau [de Movable Type] sans perdre trop de plumes. Je peux dire que j'en ai déjà expérimenté trois ou quatre depuis le début. Beaucoup de travail. Mais le travail ne m'a jamais fait peur, bien au contraire et j'ai adoré ces moments de trouille totale où je ne comprenais plus rien et ensuite je prenais du temps pour réfléchir ou ne plus y penser et ensuite j'étudiais tout attentivement et je recommençais et ça marchait, je comprenais. Je devrais peut-être me considérer devant l'écrit de la même façon que je le fais quand je suis devant toutes les questions de bidouillage informatique : sans jugement, sans appréciation, je cherche simplement à comprendre pourquoi et comment ça marche et surtout quand je ne comprends pas, je ne me dis pas que je suis nulle et je ne laisse jamais tomber et je dépasse chaque fois les épreuves. C'est fou tout ce que j'ai appris depuis que je tiens ce journal. Chaque épreuve est un progrès en soi et je me situe exactement aux antipodes d'un mauvais optimisme rationaliste.

Pour en revenir à MT, il m'a donc fallu, étant donné que toute la base de données avait été « reprogrammée » en utf-8, que je corrige l'encodage des caractères accentués sur toutes les pages, une par une, pour un total de 120. Fiou, c'est fait. J'y ai passé une partie de la journée. Il me reste encore quelques heures de bidouillages, mais au moins tout est redevenu lisible et accessible sauf quelques détails que j'ai notés dans ma liste de choses à peaufiner avant la nuit. Ce bidule me permet vraiment de sauver beaucoup de temps avec la gestion des archives et la publication. Et depuis que je l'ai, plus un seul spam. Faut dire que j'ai tellement trafiqué la configuration des commentaires, c'est pratiquement blindé maintenant, je parle des commentaires archivés, bien entendu. Je ne pense pas rouvrir le bidule à commentaires car les échanges par email sont parfaits et je vais en rester là. Et je peux les publier si je veux, je l'ai déjà fait. Justement, j'ai reçu cette belle photo prise par ma chère Kali, qui me gâte follement avec ses images de la France. Mes lectures de S. de B. m'ont redonné l'envie d'aller vivre un peu à Paris. Peut-être cet automne, si je continue de bien travailler.

une photo de printemps à Vachères, par Kali

À six heures ce matin j'étais dans le potager en train de sarcler. Seule avec les oiseaux. L'air est bon et frais le matin. Avec cette température quasi tropicale, les légumes et les fleurs croissent à une vitesse accélérée, ainsi que leurs petits compagnons qui parasitent un peu les lieux comme le chiendent et des belles petites plantes sauvages que j'aimerais garder, mais bon si je les laissais faire, elles prendraient vite tout la place. Il y a toujours du travail à faire quelque part. Et puis j'ai réussi à écrire un peu, j'ai beaucoup écrit dans mon cahier et un peu le manuscrit. J'ai lu. J'ai aussi avancé dans un de mes projets pour l'automne. J'ai rencontré une jeune femme qui m'a confié l'animation d'ateliers littéraires et elle est venue jusqu'ici pour me porter un fort beau livre de conte que je devrai lire et analyser afin de préparer le matériel et le contenu des rencontres qui auront lieu en septembre. Le monde est si petit par moments, nous avons découvert en discutant « tarif », que nous avons une amie commune... une amie que j'avais perdue de vue depuis quelques bonnes années. Ça m'a fait tout chaud dans le coeur quand elle a prononcé son nom et surtout de savoir qu'elle habite la région. Le village voisin. C'est pour ça, le rose.