93. fatigue mammouth

J'ai réussi à me secouer les puces et à remonter un peu de ma vaste et violente fatigue mammouth signalée à la fin de la page d'hier. J'ai profité de l'offre généreuse de la municipalité qui donnait cinq petits arbres à qui voulait bien se déplacer pour aller les chercher, maximum de cinq par personne. C'est ainsi que j'ai obtenu deux cèdres et trois érables à sucre. N'écoutant que mon envie de jouer dans la terre, affrontant l'immense mer de vents et de bruines et de méchant mauvais temps de printemps sibérien, j'ai sorti la pelle ronde bien aiguisée, le compost, et j'ai creusé des trous bien profonds, et j'ai planté les trois érables à sucre, laissant les cèdres mariner jusqu'à demain dans leur jus : il s'agit du « pralinage », opération fort sexy qui consiste à tremper les racines des végétaux à racines nues dans un mélange d'eau et de terre avant de les mettre dans leur terre d'accueil. Cette pratique évite le dessèchement des racines et les met en contact avec le sol, permettant ainsi une reprise plus facile. Je suis forcée de les praliner plus longtemps parce que je ne sais pas encore à quel endroit les installer. Et puis j'ai parlé un peu avec Lubie et ensemble sous mon grand imper on a fait des photos des fleurs brassées par le vent, sous la pluie. Elle avait pas l'air du tout contente parce qu'elle déteste se faire prendre en photo, mais pour une fois, bon. Tant pis. Entre autres images que j'ai réussi à capter malgré l'épais brouillard et autres éléments précités, voilà celles que je dédie à la postérité dans ce journal. À chacun son patrimoine.

Post scriptum : nous avons aussi mis à cuire un gros poulet. Pour le moral.

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On peut, si on veut, cliquer sur les images pour voir et lire le reste.