49. le grand m., jour 7

Encore agréablement occupée par la lecture de Gargantua, « La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas, abstracteur de quintessence, livre plein de pantagruélisme ». Et Pantagruel, « Roi des dipsodes, restitué à son naturel avec ses faits et prouesses épouvantables... » [de Rabelais, illustré par Gustave Doré, éd. Gérard & Co., Verviers, 1962.]

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Chacun des jours de la semaine fut consacré à la réparation des murs du salon double - côté bibliothèque, et ce matin, une fois les dernières fissures bouchées, colmatées, filmées, poncées, monsieur Pierre, le peintre, a sorti ses pinceaux, ses rouleaux et ses pots de couleurs.

Ainsi, pendant que j'écris ces lignes, lui et Suzanne appliquent un blanc pur sur les colonnes, les boiseries, les guirlandes de fleurs, et les angelots du plafond. Ils sont absolument silencieux. Moi aussi.

J'écoute mon traditionnel Opéra du samedi, à la radio. C'est encore une fois le Metropolitan, en direct de New York, qui interprète majestueusement Die Zauberflöte [La flûte enchantée], de W. A. Mozart. Avec Lisa Milne [Pamina], Erika Miklosa [la Reine de la Nuit], Anna Christy [Papagena], Matthew Polenzani [Tamino], Matthias Goerne [Papageno], Kurt Moll [Sarastro], René Pape [l'Orateur], sous la direction de James Levine.

Pour dire à quel point cet opéra m'enchante, je n'ai pas les mots.

Mon grand ménage a repris ses droits ce matin avec le classement pré-rangement des livres de ma petite bibliothèque de presque trois mille bouquins, qui ne cessent de se multiplier comme les pains et les poissons bibliques.

Il était grand temps que je mette un semblant de désordre organisé dans tout cela.

Avec Works, j'ai modifié un modèle de base de données qui était déjà tout fait et j'ai commencé à compléter les fiches où j'inscris, dans l'ordre, et pour chacun des livres : le nom de l'auteur, le titre, sous-titre, le nom du traducteur ou de l'adapteur, l'auteur de la préface, l'éditeur, la collection, l'année de publication, un bref résumé, des commentaires, extraits choisis, et bien évidemment le ou les épigraphes.

Ainsi, je pourrai savoir ce qu'il y a sur les tablettes, et m'y retrouver plus facilement quand je veux préparer des listes de références ou des bibliographies, citer des extraits de texte, et caetera.

Je songe vaguement à mettre tout cela en ligne dans une annexe de ce journal, mais ce n'est encore qu'un ambitieux et microscopique projet parce que primo je ne saurais pas comment le réaliser et deuxio, je n'ai pas de temps pour ça.

Parce que voyez-vous, c'est bien beau l'écriture et le travail, et tout ça, mais elle adore prendre du soleil et elle a une folle envie de se distraire et d'aller jouer dehors en ce merveilleux samedi de printemps.