47. escapade

Lectures en chantier : de Pablo Neruda, Obras Completas. Et Pantagruel, « Roi des dipsodes, restitué à son naturel avec ses faits et prouesses épouvantables, composés par feu M. Alcofribas, abstracteur de quintessence » [Rabelais, illustré par Gustave Doré, éd. Gérard & Co., Verviers, 1962.]

J'écoute amoureusement, tout le Viva la tristeza, de Chavela Vargas, The living road, de Lhasa et de Lila Downs, l'insoutenable et profond Cielo rojo.

Et les oies,

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on peut cliquer sur les images pour voir les oies d'un peu plus près. Avec le mini zoom de mon appareil, je n'ai pu faire mieux.

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Pause et escapade, donc. Par la route 132, pour me rendre à Baie-du-Febvre.
Avec l'espoir de voir voler, planer, crier, japper, criailler, et cacarder l'oie des neiges – aussi appelée oie blanche [chen coerulescens] –, l'oie rieuse, l'oie de Ross, et les nombreux canards, branchu, sarcelle d'hiver, canard noir, colvert, souchet, chipeau, sarcelle aux ailes bleues, arlequin plongeur, macreuse à front blanc, macreuse noire, garrot à oeil d'or, harle couronné, fuligule à tête rouge, érismature rousse, et autres migrateurs, j'ai traversé Longueuil, Boucherville, Varennes, Verchères, Contrecoeur, Saint-Laurent du Fleuve, Tracy, Sorel, Yamaska, Saint-François du Lac, la réserve indienne Odanak, et finalement Pierreville.

Baie-du-Febvre est situé au bord du fleuve, qui à cet endroit porte le nom de lac Saint-Pierre. Il y a beaucoup plus d'oies qu'on ne peut en apercevoir car elles sont éparpillées, et il y a de l'eau partout, encore haute dans les champs, et les arbres trempent joyeusement leurs pieds dans l'eau.