236. fasse le ciel

Les jours après une rupture seraient totalement vides s'il n'y avait autant de petits fils à retordre au dehors, parce que la vie continue. Je n'ai jamais eu autant de noeuds dans les cheveux. Et c'est tant mieux. Ça m'oblige à m'arrêter et à les brosser calmement, doucement.

Je rêve à une grande maison face à la mer, un dimanche après-midi. Je téléphone pour parler à la propriétaire, m'entendre avec elle pour booker une location de quelques semaines ou plus. Quelques mois, un an si possible.

Mais voilà que le diable s'en mêle et que ces impertinents de lutins chuchotent : si vous le voulez bien, voici une bolée de Perlinpin, la poudre qui brinkle et blounkle et lave plus blanc que blanc, plus blanc que la parisienne, plus blanc, même, que les petits vêtements sur les cordes à linge dans les dessins animés. Vous pouvez même la soupoudrer sur vos tartines lors des pauses café pour faire des farces à vos amis. Les tartines ne tarderont pas à se tordre et à émettre des considérations philosophiques en discutant nihilisme et dosage des glucides avec Zoulou, le loup qui fait le café le plus velouté des machines à café. Comme ça, vous pourrez les laisser discuter et rêver tranquille à votre maison sur la mer et à votre grand amour. Les tartines sont des mégères et puis, quand elles boudent, elles tombent sur la mauvaise face. Il y en a qui mentent sur ce phémomène, effrontément, mais nous connaissons la vérité. C'est beau. Fasse le ciel que je ne vous perde pas.