225. under my skin

Levée à six heures. Passé toute la matinée à fouiller dans les annonces classées. Fini par trouver ceci :

Loft ensoleillé. Vieux-Montréal. Deux chambres à coucher fermées, 1400 pieds carrés, plafonds de 12 pieds. Quatrième étage. Ascenseur. Animaux permis [Yeah. J'aurai enfin mes poules et un cheval;-)].

J'ai téléphoné. Ce n'est pas encore loué. Le propriétaire a une voix chaude et sensible. Me prévient : ne pas s'attendre au grand luxe, ce n'est qu'un modeste studio d'artiste qui appartenait à son ami peintre. Immenses fenêtres. Lumière. Intéressant. Obtenu un rendez-vous pour visiter à 13 heures. Souhaitez-moi bonne chance.

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Bof. Ce loft, j'ai demandé à réfléchir. Pas assez de lumière. De grandes fenêtres, oui, mais seulement trois, qui donnent sur la rue et qui s'ouvrent sur un édifice en béton. Aucune fenêtre dans les chambres. J'ai toujours dormi la fenêtre ouverte, besoin d'air. Autres désavantages : pas de place pour stationner, une mini baignoire, une cuisine minuscule, des gicleurs au plafond. Non.

Rencontré D. Déjeuné avec lui sur la terrasse de l'hôtel Nelson. Un petit orchestre joue du blues, un homme aux lunettes jaunes chante la chanson de Jessica Rabbitt, Under my skin, Summertime. D. me pose mille et une questions sur mes motivations à partir, m'invite une fois de plus à venir habiter avec lui. De quoi réfléchir.