159. la maison du fleuve : un rêve

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C'est elle la maison du fleuve. Le rêve ne s'arrête pas. L'idée que le terrain sur lequel est construit la maison soit borné par le fleuve sur deux côtés et par la rivière au sud en fait une sorte de rêve pas tuable, pas raisonnable. Mais pas réalisable non plus parce que trop cher, pas les moyens. Même si je vendais tout ce que j'ai, je ne pourrais pas réunir cette somme. Je n'arrête pas de me répéter ça. Pas les moyens, peut-être. Sauf ceux de rêver. C'est comme une infection, ce rêve. Pour en savoir un peu plus long au sujet de la maison, je suis allée faire un tour sur le site de l'agence. J'y ai copié cette image, que vous puissiez voir de tous vos yeux. Et j'ai lu la description des lieux. Un petit bout de son histoire. Et j'ai relancé le rêve, il s'est prolongé, ramifié. Dire qu'il n'y a même pas de volets blancs [ça, c'était ma vision de la maison après que j'aurais posé les volets, héhé]. Dire que j'ai lu sur ce site qu'elle est une ancienne prison qui fut « construite en 1759 sous le régime anglais » pourrait me rebuter mais cela me charme encore plus. 1759, c'était avant la conquête, un an avant. Et avec tout cet espace dans la maison [12 pièces en bas et 7 à l'étage] et les deux granges, il y aurait assez de place pour faire des chambres et des ateliers de travail et des projets de stages en écriture et en peinture avec des maîtres de toutes formations, autant en création qu'en édition, sculpture, monter une imprimerie, publier un journal. Surtout un bel endroit pour se retirer et écrire, réfléchir, organiser des rencontres. Bon. Bref. Que je me calme. Que j'arrête de rêver au plus vite. Mais c'est mon rêve le plus beau depuis si longtemps. Je ne peux pas l'abandonner déjà. À moins d'organiser une levée de fonds. Ou quelque chose comme ça via l'internet et des organismes gouvernementaux [?]. Solliciter les dons, contacter de riches mécènes. Je pourrais commencer par aller visiter. Passer du rêve à la réalité. On ne sait jamais.