136. Aristide - Caton l'Ancien

Je n'ouvre jamais Vies parallèles [affectueusement surnommé : mon gros Plutarque] autrement qu'au hasard. Ce sont mes meilleures lectures. Tout à l'heure, je suis arrivée pile au début du chapitre sur Aristide et Caton, page 608, où je suis tombée sur ces trimètres iambiques d'Eschyle. Et ce n'est pas par hasard que l'auteur a mis les deux bonshommes en titre dans le même chapitre :

Il désire être juste et non point le paraître,
Il cultive en son coeur le sillon très profond
Où vont naître et germer les généreux desseins.
[Eschyle, Les Sept contre Thèbes]

Pas trop le temps d'élaborer l'argument ce soir. Trop ralentie et paresseuse. Plutôt envie de vous raconter mon bientôt voyage en Crimée. Commencé Le Journal de Yalta. Hors ligne. J'y note tout ce qui concerne ce coin de la planète et les gens de là-bas ou d'ailleurs avec qui j'entre et entrerai en contact de près ou de loin sous prétexte de ce déplacement, ainsi que les aléas, futilités et trivialités des préparatifs pour le grand départ. Je mettrai peut-être ce journal en ligne avant de partir, peut-être juste à mon retour. Pas décidée. J'en suis à la phase recherche et prise de notes. Préparation du grand monde intérieur pour ma rencontre avec Yalta. Et la Crimée.

Ma semaine de travail fut pour le moins harassante. Pour ça que je n'ai pas écrit ce journal. Et aujourd'hui, à 19:00, j'en suis à ma troisième sieste et j'ai déjà hâte de me coucher pour la nuit. Préparé des canellonis et une salade verte pour un petit dîner du samedi soir en agréable compagnie. Savoir à quel point je suis morte, cela ne se dit pas. Ça ne m'arrive pas souvent. L'hiver a été trop long et trop froid.