131. ...et en couleur

J'ai déniché des herbes magiques pour guérir mon mal partout [relents des derniers grands froids, du stress et caetera]. Plus douces que drogues, mes infusions et autres médecines parfumées à base de fleurs font du bien.

Par ailleurs, la panne du désir des derniers jours n'a pas progressé. Elle est « dangereusement » en voie de se résoudre. Because ? Le soleil, le corps et sa chaleur, le bulbe rougeâtre de l'église orthodoxe, la neige fondante, et les quelques mots venus du hasard qui m'ont ramenée du bon côté des choses : je n'ai pas fini de lire Tchekhov.

C'est tout. Et juste pour ça, pour le plaisir d'explorer, approfondir et goûter, et replonger à la folie dans mon étude de l'héroïne tchékhovienne, l'envie du journal m'a reprise en long, en large, et en couleur.

La vie, à son avis, est effrayante, pensais-je, aussi ne faut-il pas se gêner avec elle. Bouscule-la donc et, avant qu'elle ne t'écrase, prends tout ce que tu peux lui arracher. [L'effroi, de Tchekhov]

Et retrouver ce désir-là, c'est bon. Royalement délicieux. À qui j'envoie des fleurs ?