119. tendres esquisses

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Déjà février. Je crois avoir trouvé la musique que je cherchais. Comme si le fait d'écrire cela dans le journal hier avait fait que je tombe dessus aujourd'hui, comme par hasard.

Il s'agit de la Symphonie numéro 6 de Beethoven, « la scène au bord du ruisseau » : Andante Molto Moto. Me reste plus qu'à dénicher un bon enregistrement et le reste suivra.

Trop de soleil. Le givre fond doucement dans les vitres pendant que D. s'active à monter le terrarium. J'ai pris quelques clichés juste à temps. Dommage pour le flou, la distorsion des couleurs, et le voile doux en avant, quoique cela ait un certain charme. On peut voir le bleu du ciel.

Et il y a trop de soleil, on dirait que la petite webcam a voulu capturer quelques rayons et arranger les couleurs à son goût. Je n'ai pas retouché les images qui sont davantage des esquisses que de vraies photos.

Je ne suis pas photographe et n'ai aucune prétention à le devenir. Je capture des images, ce n'est pas pareil. J'aime les images. C'est tout. C'est ma petite maison de verre encore vide qui sera bientôt habitée par des fleurs et des plantes tropicales.

Avant, il y avait un lézard dedans. Un gecko jaune d'Indonésie, tout petit. Il mangeait des criquets vivants et ça sautait partout. Il fallait que j'en achète et parfois dans les animaleries du quartier ils n'en avaient plus et c'était un vrai problème pour en trouver et je devais aller à l'autre bout de la ville faire des kilomètres pour trouver des criquets. Je ne pouvais pas en acheter trop à la fois sinon ils mouraient et parfois ils se sauvaient dans la maison, vu que le lézard n'en mangeait pas plus que trois ou quatre par jour. Finalement j'en ai eu assez d'acheter des criquets vivants et je l'ai donné à Félix, un jeune voisin qui adore les lézards. Mais pourquoi je vous raconte tout ça ?