108. comme un gourmet mange les bécasses

2004.01.20_jacinthe webcam

Pas encore fini de lire les Tchekhov que j'ai rapportés de la campagne et empilés sur le coffre en pin qui me sert de table basse au milieu du salon. Voilà. Vous savez tout de moi. Ou presque. La suite : c'est le mardi 20 janvier et je ne suis pas allée travailler parce que je ne me suis pas trouvée quand je suis sortie de mon lit ce matin. Depuis quelques jours, j'ai beau me chercher partout, je ne me trouve plus. Faudra faire enquête là-dessus. Demander aux chats ? J'ai peut-être été avalée par les courants d'air froids et les petits matins frileux de janvier, juste pour rire, parce que je leur avais tiré les rouflaquettes ? Quoi qu'il en soit, je me suis levée de bonne heure et je ne me trouvais pas et j'ai appelé JP et il m'a dit passe une bonne journée et prends soin de toi. Faudrait d'abord que me trouve. Bref, j'ai continué à lire et quand je lis je ne me cherche plus.

J'ai lu Tchekhov toute la nuit. Ça fait trois nuits. Adoré La Steppe, l'ai lue comme le souhaitait son auteur : « comme un gourmet mange les bécasses », mais j'ai ajouté un verre de vin rouge. J'ouvre les autres livres un par un, je lis tout. J'en ai oublié de manger à midi. Découvert que je suis passée à deux doigts d'être une héroïne tchékhovienne : le portrait type de la femme sensible, incomprise, rêvant d'une autre vie, une vie inaccessible. Fiou !

Les clichés de la jacinthe cam sont encore un peu flous. C'est la vie. On peut apercevoir un truc chiffonné au milieu : c'est la fleur en bourgeon. Quand j'arrose, ça sent déjà un peu la jacinthe.