83. flocons doux

Un mercredi soir de décembre, quand il fait nuit noire dès 16 heures 30, je suis portée à rêver aux mondes qui n'existent pas, aux mondes habités par des êtres qui n'existent pas non plus. Surtout quand je suis assise dans mon grand bureau aux murs vitrés ouverts sur la ville et que je vois tomber la neige lourde et lente pour remplacer la pluie chaude du matin, et que tout cela vole dans le ciel, si gros et floconneux, on dirait des morceaux déchirés de kleenex. Voilà que je raconte n'importe quoi. Je ferais mieux de recopier ici les premiers mois de Voyelle, toutes les pages qui manquent, et celles de Love and Writing. Je ferais mieux de recopier tout cela, page par page, puisque je ne sais pas faire autrement, au lieu de chercher à en écrire d'autres qui ne riment à rien.