70. noir doux

Rien eu envie d'écrire hier. Il y avait cette idée de faire une page par jour, et quand je suis rentrée du travail, trop fatiguée, j'ai plongé dans la baignoire à pattes pleine d'eau chaude [évitant de justesse une fracture des vertèbres cervicales]. Et puis je me suis posé la question.

L'eau chaude, adoucie avec les huiles parfumées au romarin, c'était extra. J'ai rêvé à la simplicité. À l'élan du coeur. J'ai relaxé. Mangé une salade. Des fruits. Me suis glissée dans lit. Ouvert un livre. Et j'ai lu longtemps. Me suis endormie en rêvassant.

Et ce soir ?

Ce soir, c'est pareil. J'ai fait l'effort d'ouvrir l'ordinateur avant d'entrer dans la grande baignoire chaude qui m'attendra encore un peu. Journal ? oui, toujours, pour la discipline d'écrire quotidiennement en ligne. Mes chateaux en espagne de légende m'attendront bien encore un peu. Je dois couver quelque chose.

Hier et aujourd'hui, j'ai continué le travail, et les mêmes activités de tous les jours et l'écriture. Avec tout ça, nombre de démarches pour faire récupérer ma vieille Ford, et prendre la petite nouvelle d'un noir pâle très pâle, comme une sorte de a.blanc vers 18 heures vendredi.

La baignoire m'attend. Pas envie de plonger dedans. J'ai plus du tout envie de dormir. Mais. Je plongerai néanmoins dans cette baignoire. Surtout, ne pas y mourir noyée.