57. le blanc de la nuit

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Je n'avais rien de particulier à faire ce soir. Un peu fatiguée, j'avais choisi de rentrer tôt pour me reposer et être en forme demain matin.

Finalement, après un dîner chez Maïko avec É. et M.-L., je me suis glissée sous la couette à 22 heures, gavée de sushis et de saké, et jouissant à l'avance du nombre faramineux d'heures de sommeil allongées devant moi comme des moutons [des peaux de moutons, peut-être ? Bof.]

Erreur. Si c'est pas parce qu'on rit que c'est drôle, c'est pas parce qu'on veut dormir qu'on dort. Une heure plus tard, je ne pensais qu'à ce maudit journal. Je me suis relevée, je suis passée sous la douche, histoire d'éloigner le début de nuit qui commençait quand même à me gagner et je me suis dit que cette histoire valait bien que je m'écrive une petite page qui ne veut rien célébrer d'autre que le non-événement. Et le blanc de la nuit. 

Je me sens bien. En paix et plutôt heureuse. Et c'est pas à cause du saké ni de cette mini insomnie qui me plait car elle est inattendue, non, c'est à cause d'une douce brise chaude qui a caressé ma joue ce matin. L'air était lourd et chargé d'humidité comme quand arrive le printemps. 

Ça m'a donné l'idée tout à l'heure dans mon lit de faire un Blog Spécial Hiver [à moins que je redonne vie à la pauvre Marginalia abandonnée dans son coin - j'ai honte]. 

Sur ce, je vais me coucher.