nocturne

Je passe encore la nuit debout. Je dors toute la journée. Les heures de la nuit coulent comme un onctueux sirop trop doux pour le coeur. Surtout entre trois et six heures du matin, c'est chaud et épais, sucré comme pour réinventer le monde. Les heures de la nuit peuplées de fées aux cheveux d'or. Et puis le soir il y a ce long rire en cascades qui déboule de nulle part. Et le silence qui tombe tout d'un coup.

Demain je prends le train. Je préparerai mon sac. Cinq petits voyages mis bout à bout, quatre transferts : d'abord le bus, ensuite un train, pas longtemps, et puis ça va être le métro, et après ça un autre train qui va me mener vers un troisième train. Cinq heures de route minimum dans cette chaleur, ça va être long. Mais j'ai dit que j'irai, alors j'irai. J'ai hâte d'arriver. J'adore quand il fait trop chaud.

[Page mise en ligne le 16 août 2003, vers 16:52, heure de Paris]