266. écorchures

Le jour rose et blanc

Ce jour est rose et blanc. Blanc et rose. Les femmes s'en fichent parfois de ne pas avoir d'amoureux. Les femmes sont libres et légères. Certains jours roses et blancs j'entends les cris des femmes battues. Blessées à mort. Partout dans les rues et les ruelles. Et des enfants. J'écris pour elles, pour eux. Aujourd'hui. Et demain. Demain. Toujours. Je suis faite de soleil et d'eau. De mer et d'océan. D'espace et de liberté. De vie, bien vivante. Dans la cuisine. Au lit. J'entends crier pleurer. Je suis ces femmes. La rage impuissante me frôle. Silence. En partant l'homme emporte sa rage avec lui. En criant, il la garde pour toujours au fond de lui la rage. Il ne pourra plus jamais entendre le silence. Je prendrai le train l'avion et je partirai loin là-bas dans le jour rose et blanc. Il y aura des cigales. Et du chocolat. Ils ont crié et tempêté mais je ne les entends plus. Ils sont partis crier ailleurs, mordre et blesser ailleurs. Je prépare mon voyage, des vacances.

Silence

J'aime le silence de la maison. C'est fini la peur. Les femmes n'ont pas peur. Tant d'autres choses à dire. Je sais ce qu'ils pensent de moi. Oui, ce qu'ils racontent sur les femmes. Cela ne me touche pas. Les jours roses. Et les jours blancs et roses. Les femmes n'ont rien à perdre. Vivre jusqu'à la lie. Aimer.