218. même si

le chat

Ce vendredi, X. m'a écrit : « Écris. Même si c'est pour écrire que tu n'as rien à écrire, tu as une façon de le faire qui fait que c'est bon. Bon de te lire. » No comment. Quand je n'écris pas, ce n'est pas nécessairement parce que je n'ai rien à écrire. Ces temps-ci, je ne réponds pas trop à tout ce qu'on m'écrit dans les mails ; je les lis et je les relis et je me dis mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir répondre à ça et puis rien ne vient. La source mail n'a pas de sève. J'écris trop partout : au bureau, ce sont les rapports et notes de toutes sortes, ici c'est le journal et le reste. C'est pas comme le journal mais ça demande toujours des mots et des mots et on en finit plus. J'écris beaucoup de html et je m'amuse à un point tel que je suis morte de rire et que je me réveille souvent la nuit en train de rire. C'est pas souvent que la vie c'est drôle même si ce n'est que virtuel. Donc vendredi j'ai écrit parce que j'en avais envie et des choses à écrire. Et hier c'était dimanche et j'avais encore des choses à écrire dans le Journal et finalement c'est aujourd'hui que je n'ai rien à écrire et puis j'écris malgré tout. La boucle est bouclée. Et puis hier soir P. m'écrivait : « Je ne vous vois ni ne vous juge. Je ne fais que vous lire, et vous penser. J'espère bien un jour vous voir. Et j'espère bien ne jamais vous juger. La vie est trop courte pour dire « je sais ». Ecrivez-moi. S'il vous plaît. Ecris-moi. S'il te plaît.

Image du jour : le chat de la diariste qui écrit sûrement son journal intime en cachette sur le web.