200. alors l'amour ?

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J'ai essayé d'écrire comment je sentais les choses et encore je n'ai pas écrit tout ce que j'aurais voulu sur la page d'hier parce que ça demande du courage et du temps et c'est de courage surtout dont j'aurais besoin pour aller plus loin mais je ne peux pas le faire, quelque chose me retient, quelque chose d'étrange et de vague. J'avais écrit des mots très violents et très politiques touchant mon pays et quelques autres et j'ai tout rayé avant de mettre en ligne. Le premier ministre avait déclaré qu'il ne ferait pas la guerre mais je n'y crois pas. Je vais me calmer un peu. Il fait beau ce matin, un beau soleil, et chaud et la neige fond et ça sent déjà le printemps alors que la semaine dernière encore on était dans le gros de l'hiver. Mais l'angoisse et la peur sont partout, à couper au couteau, c'est ça que je sens.

C'est un nid d'oiseau dans l'arbre et j'ai tout de suite regardé à côté du prunier et c'est là que j'ai vu le contraste entre ces deux arbres magnifiques, l'un qui paraît mort et pourtant... et l'autre de qui la vit surgit en folie et en grande beauté.

C'est peut-être pour ça que j'ai envie de regarder du côté de l'amour et de la beauté et moins du côté de la guerre qu'ils veulent nous vendre comme si c'était un jeu video devant lequel on va tous tomber gaga à l'heure des informations avec la sale gueule de B. et de H. en toile de fond, et je vous jure, quand j'ai vu ce discours de B. avant-hier soir avec ses mots valises choisis avec soin pour endormir les foules, et toutes les images qui ne sont là que pour la propagande, ça m'a donné envie de vomir de rage et d'impuissance.

Bon, je vais me calmer, manger un peu. Alors l'amour ? L'amour sans avoir d'amoureux, sans être la personne la plus importante pour quelqu'un, ça se peut.