indien à cheval

Un jour j'ai fait le rêve que je me rendais en Afrique et que je ramenais des animaux jusqu'ici en faisant la route à pied. La plus belle de toutes mes bêtes était une girafe. Sur la route, je lui flattais le cou. Ce rêve, je sais que je l'ai fait parce que je voudrais tellement en avoir une, une belle girafe avec un très long cou. Et d'autres animaux aussi, beaucoup, et différents. Mais ce n'est pas possible. Pas parce que c'était un rêve. Non. C'est pas possible d'avoir une girafe et toutes le bêtes que je voudrais ici. On m'enverrait vite les pompiers, la spca, si ce n'est la camisole de force.

On ne peut pas avoir des animaux à Montréal, surtout pas des girafes, encore moins une lionne ou une vache. Même pas une poule en fait. Tout ce qu'on peut avoir c'est des chats et des chiens et rien à faire, j'aime pas le chiens. Une fois, j'ai vu un reportage sur les rhinocéros, comment ils faisaient l'amour. C'était si beau. Le mâle prenait son temps pour approcher la femelle doucement, avec tendresse, ça durait longtemps [des semaines] et puis il la pénétrait si lentement, c'était voluptueux, et ça durait longtemps, longtemps [des heures]. Ce que je voyais se communiquer d'un animal à l'autre, c'était un plaisir intense. Une sorte d'amour [?], parce qu'ils prenaient le temps de se regarder. Et le plus beau, le plus beau c'est qu'après, chacun repartait de son côté. Mais non, n'en croyez rien de cet après, j'ai juste oublié ce que le reportage disait sur l'après. C'était la noce des rhinocéros ?