Sous la dure écorce_Patrick Bizouard

C'est décidé, je reste à la campagne jusqu'au 12 janvier. Je reviendrai à Montréal un dimanche. Un dimanche ? Si. Il le faut. Parce que sais déjà que ce jour-là il va neiger de la bonne grosse neige fondante, bien évidemment. Pour le moment, on marche sur la glace, on skie sur la glace, on patine sur la glace. Et quoi encore ? [on se casse la gueule sur la glace itou]

Encore euphorique à cause d'Épiphanie. Contente d'avoir fini. Contente aussi parce que l'amour est dans le titre de Love and Writing Project et qu'il a passé la dure épreuve. Et que je continue à l'écrire sans l'amour de l'amoureux et malgré le livre à écrire qui tirait la couverture sur son bord du lit.

Écrire et aimer, c'est pareil. Quand j'écris et que ça coule [je parle pas d'écrire ici, mais sur le papier] de moi comme l'eau glacée de la rivière en crue au printemps, je suis amoureuse. De qui ? De tout le monde. De moi, de vous que je ne connais pas mais qui vouz avancez vers moi en souriant tout le temps, de ma mère et de mon père morts depuis longtemps et de mes ex-amants et amoureux, des enfants chéris adorés, des amis sincères ou pas, des grandes soeurs et grands frères si lointains et si proches, de mes chats aux neuf fois neuf vies [mais pas des chiens ;)]. Quand j'écris j'aime toute la terre, dans l'ordre et dans le désordre. Dire que j'ai même pas parlé des fleurs et des arbres et des étoiles, de la soie rougeoyante.

C'est ça aimer, pour moi. Aimer tout. Aimer c'est écrire. Écrire c'est aimer. J'ai pas encore fait mon « plan d'attaque » des maisons d'éditions pour Épiphanie. Rien ne presse. J'ai commencé un autre livre. Titre provisoire : Bordel. Je dis bien provisoire car il s'est imposé comme ça, et puis je sais pas s'il est déjà pris, pas eu le temps ni le désir de vérifier. On verra plus tard. Changer un titre, c'est pas long. J'ai de l'expérience avec les titres et sous-titres de tout acabit. Je pourrais même donner des cours de titres.