127. le reste

J'aimerais rencontrer un philosophe comme Nietzsche quelque part dans un train ou un bateau, et parler avec lui toute la nuit.

...écrivait Katherine Mansfield dans son journal.

Aujourd'hui, il va falloir que je m'accroche de toutes mes forces aux quelques énergies qu'il me reste. Réveillée par je ne sais plus quoi, pourrais-je me rendormir encore un peu avant que le soleil se lève? p>Il arrive que des femmes aiment des hommes qui ne les méritent pas, qui sont indignes d'elles. Et vice versa. C'est possible. Je ne comprends pas grand chose à toutes ces grandes questions. C'est pas mon métier. Alors je n'ai pas d'opinion vraiment tranchée. Je crois que les gens se retrouvent un peu accidentellement en amour. Ils acceptent d'aller jusqu'au bout ou bien ils refusent. Le reste, c'est le reste. Et je ne me sens pas trop concernée par tout cela. Je n'ai pas encore rencrontré de grand philosophe avec qui en discuter. En attendant, je lis. Je vis, je réfléchis. C'est la vie qui va m'apprendre. Celle qui est devant moi. Un long cycle se termine. Vertige. Chaque nuit je regarde les étoiles et chaque matin j'ouvre les yeux sur le jour pâle et brillant. Je prends soin de l'âme et des vieux murs de ma maison. Je sais que je suis vulnérable. Ça va.