90. un vent de changement

Toujours contaminée par l'idée de changer la présentation de Love and Writing Project, je réfléchis, je fais des croquis... parce que j'ai envie d'un peu de couleurs, et de tout changer. Un peu comme un grand ménage du printemps en automne. Ça mijote. Quand j'aurai rêvé d'un concept assez intéressant pour qu'il m'accroche plus d'une demi-journée - ou deux -, je vais m'y mettre. Pas avant.

Pendant ce temps-là, Épiphanie avance. On dirait que plus rien ne peut l'empêcher de venir au monde. Parce que je tiens le fil et que je le tiens bien. C'est comme une grossesse : quand le bébé est bien accroché, tu peux faire n'importe quoi, tu le «perdras» pas [c'est fou cette métaphores organique, très fou, mais j'y peux rien - c'est comme ça].

Je commence à me sentir plus forte intérieurement avec toute cette histoire-là. Et je trouve cela bien étrange, comme si ça ne m'encombrait plus du tout au niveau des émotions. Même si le manuscrit devait être refusé, je m'en fiche, j'en écrirai un autre jusqu'à ce que celui-là soit le bon [lire : publiable].

Depuis que j'ai replongé dedans [le livre], j'ai envie de ne faire que ça et je résiste pour ne pas me brûler. Je me demande si les écrivains font des burn-out ou si c'est juste une maladie de salariés. Enfin bref, depuis hier, je m'impose davantage de pauses santé [plus longues] pour sortir de l'oeuf - piscine, sauna, cinéma, bistro - et je me garde des blocs fixés dans le béton de mon agenda pour travailler le roman. Hygiène.

Côté coeur, rien à déclarer, sauf [...]