86. la race des sauvageonnes à fleur de peau

Claquin : Un bon petit diable

Je devins arbre. Ma tête mûrit et lorsque vint la saison, elle tomba. Elle roula jusqu'à mes racines. Je ris. C'était bien la première fois que ma tête touchait à mes pieds !

[Laurence Revey, poème inédit]

Il y a quelques jours j'ai cité les paroles d'une chanson très belle qui commençait pas ces mots : « du courage il en faut / a dit sa mère à l'oiseau / si tu veux voler / il faudra recommencer ». Je ne connaissais pas le nom de l'interprète et encore moins celui de l'auteur. Et puis les trois chansons que j'avais d'Elle me plaisaient tellement que je me suis informée. « [Il y] Aura », la chanson du courage, est de Laurence Revey, une chanteuse valaisane qui chante pieds nus. Intéressant ! Site officiel de l'artiste.

W. m'apprend que « le Valais est l'un des 23 cantons qui composent la confédération hélvétique. Il est bilingue français-allemand à dominante francophone, et s'étend dans une vallée principale dans laquelle afflue une multitude d'autres petites vallées, toutes revendiquant leur singularité.

Laurence vient de l'une d'elle (Le Val d'Annivier) et manifeste depuis toujours la volonté de sauvegarder et de promouvoir son patrimoine culturel ancestral, notamment le patois local. C'est une femme farouche, hypersensible, intransigeante. [...] de la race des sauvageonnes à fleur de peau...»

Voilà. Et depuis ce jour-là, je cherche ses disques et surtout son premier album, Derrière le miroir, partout. Et je trouve pas. Quand je dis partout, je dis partout ici. Et ici, on ne trouve pas toujours tout.