132. elisir d'amore

Fatiguée. Je suis fatiguée. Je me suis encore levée à l'heure des poules après m'être couchée beaucoup trop tard. En fin de compte, je ne voulais pas aller dormir avant d'avoir fini d'imprimer les deux premiers chapitres, mais j'avais le dos en compote et les yeux qui fermaient tout seuls alors j'ai migré de l'ordi vers mon lit vers deux heures du matin et me suis retrouvée ici à 5 heures. C'est fou. J'avais travaillé presque d'une seule traite depuis 15 heures hier. Faudra que je sois plus raisonnable parce que c'est pas nécessaire que je me tue à la tâche. Après tout, personne n'attend après ce roman et puis je pourrais bien ne rien écrire du tout jamais n'est-il pas madame chose et la terre continuerait de tourner pareil.

Idées noires à matin la belle Script ? Mais non, c'est juste que je suis un peu fatiguée [lire très fatiguée : exhausted, exténuée, épuisée, à bout] et que j'ai vécu beaucoup de stress ces derniers temps et que j'ai besoin de distractions.

Mais je veux me discipliner et déterminer un nombre raisonnable de pages à « sortir » chaque jour : 30 maximum. Pour pas devenir folle même si je le suis déjà. Le reste du temps je vais m'amuser. Oui, oui. Penser un peu à moi et sortir de cette maison : aller manger dehors plus souvent avec mes amis, aller au concert ou à l'opéra, au cinéma.

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Ça tombe bien, l'opéra de Montréal présente L'Elisir d'amore ces temps-ci et j'ai accepté l'invitation que mon ami a. m'a faite hier soir de l'accompagner. Ce soir. Ma fatigue ? Pas grave, je vais bien la cacher sous un savant maquillage ou encore dans mon petit sac à main noir brodé de perles. Me reste pas grand temps pour retrouver cette robe noire, et faire quelque chose avec mes cheveux qui ont bouclé un peu trop fort sous les orages et l'humidité d'hier.