Elle s'appelle iaô et elle est à bout de souffle. Elle dit qu'avoir le cancer, c'est comme vivre avec son pire ennemi. Elle dit j'aime la vie, je veux vivre. Elle sourit tout le temps. Elle dit écoute-moi bien : je vais me battre.
Je sais que ses jours sont comptés. Façon de parler. Elle le sait aussi, tout le monde le sait, même les vieilles voisines qui ont la coupe de cheveux de leurs petits chiens affolés.
Tout ce que j'ai trouvé à lui dire hier c'est : je suis désolée. Et puis rien. On a regardé le film [celui qui m'a donné l'image de la page 15].