Mot-clé - Bataille

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dimanche 3 mars 2002

54. enfermée dans le temps, je...

l'abricotier de l'hiver 2002

   J'étais dans l'état d'un chien tirant sur la laisse. Je ne voyais rien. Enfermé dans le temps, dans l'instant, dans la pulsation du sang, je souffrais de la même façon qu'un homme qu'on vient de lier pour le tuer, qui cherche à casser la corde. Je n'attendais plus rien d'heureux, de ce que lire la suite


mardi 5 mars 2002

55. j'ai acheté des fleurs (rouges) et de la confiture de griottes, dit-elle

    « J'étais dans l'état d'un chien tirant sur la laisse. [...] » Une fois revenue, seule, à Paris, je n'essayais plus de tirer sur la laisse. J'ai téléphoné à L., traversé la ville en marchant dans la pluie et puis je me suis couchée au fond du lit de la chambre d'Hôtel, rue des Archives, et j'ai lire la suite


mercredi 27 mars 2002

75. comme une envie de rire

J'avais ri et ce n'était plus seulement l'enfant triste aux coups de porte-plume, qui allait, dans cette nuit, le long des murs : j'avais ri de la même façon quand j'étais petit et que j'étais certain qu'un jour, moi, parce qu'une insolence heureuse me portait, je devrais tout renverser, de toute lire la suite


lundi 8 décembre 2003

79 é.rotisme

Je me représente le ciel lui-même glissant, tournant et se perdant. Le soleil, comparable à un alcool, tournant et éclatant à perdre la respiration. La profondeur du ciel comme une débauche de lumière glacée se perdant. Tout ce qui existe se détruisant, se consumant et mourant, chaque instant ne se lire la suite


dimanche 4 janvier 2004

96. itinéraire

Apporté dans mon sac quelques livres, dont ces deux-là de Bataille : La littérature et le mal, et L'expérience intérieure. Noté ceci : Les êtres particuliers comptent peu et renferment d'inavouables points de vue, si l'on considère ce qui s'anime, passant de l'un à l'autre dans l'amour, dans de lire la suite


mercredi 17 août 2005

107. encore les images

Je n'ai finalement pas fini le livre de Susan Sontag pendant mes vacances à la mer, tel que projeté. Il y a des livres dans lesquels j'aime me perdre longtemps, alors je traîne et retarde l'arrivée de la dernière page. Je viens tout juste de refermer La douleur des autres, thèse sur la lire la suite


mercredi 23 novembre 2011

comme un suaire noir

parapluie-noir.jpg

Georges Bataille :  Regards où j'aperçois le chemin parcouru. – Il y a quinze ans de cela (peut-être un peu plus), je revenais je ne sais d'où, tard dans la nuit. La rue de Rennes était déserte. Venant de Saint-Germain, je traversai la rue du Four (côté poste). Je tenais à la main un parapluie lire la suite


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