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gros plan sur un fraisier, le 25 juillet 2015

Aujourd'hui n'est pas encore terminé, mais j'ai hâte qu'il devienne un hier.

Ce samedi a fort mal commencé. Et ça continue. Autant l'écrire pour l'éloigner au plus vite. Pour l'exorciser, en quelque sorte.

J'ai passé la matinée dans mon lit à essayer de dormir. Levée à midi. Pas fière de moi. Énorme mal de tête. À tous les os du crâne. Le cerveau en bouillie. Depuis hier soir.

Je n'ai plus de tue-douleur ni la force d'aller à la pharmacie. La vie au ralenti.

Pi c'est pas toute. Avec ça, je me sens triste à mourir sans trop savoir pourquoi. Pourtant il fait soleil, le temps est doux et chaud mais pas trop. Une tout légère brise.

C'était pas génial de rester dans mon lit si longtemps comme une morte, sans bouger. Je me suis retrouvée pleine de courbatures.

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, j'écris pour me plaindre. Tant pis pour ceux qui cherchent le bonheur dans les blogs. Tant pis pour les gens heureux. Je ne les envie pas. J'ai même pas envie de me forcer à paraître de bonne humeur. je ne suis pas forcément de mauvaise humeur non plus. Simplement moche et terne.

Le soleil sur la peau, ça ne chasse pas la douleur mais ça aide. Et puis dehors c'est mieux que dans la chambre, il y a les plantes. Sont belles vu qu'il pleut souvent. Se font belles juste pour le plaisir de se laisser admirer. J'en suis toute étourdie. Ce mal de caboche m'épuise.

Quoi d'autre qui va mal que je pourrais dire ou faire ou écrire et qui me ferait du bien ? Rien ne vient. Rien d'autre que la tristesse, le vide. Coeur dans l'eau. Vague à l'âme. Déprime ? Possible.

Mais non, j'ai mangé plein de tartines à la confiture tout à l'heure. Les dépressifs n'aiment pas les tartines et les orgies de confitures. Juste la faute au mal de tête. Le docteur a dit madame ce sont des céphalées de tension. Ça prend des anti-inflammatoires [je refuse d'en prendre], des massages, de la relaxation, beaucoup.

Ces douleurs m'annulent, me coupent, m'éliminent le meilleur de moi. J'en tombe en morceaux. Envie de prendre un train en partance vers nulle part. Découvrir l'énergie noire, l'énergie du vide. Ce qui fait tenir les choses ensemble. Recoller mes méninges endolories.

En attendant demain. Avec l'espérance d'aller mieux demain, je fais des photos de mes fraisiers faméliques [dans un vase en coco suspendu] qui réussiront tout de même à donner quelques fruits. Patience.