13. ou courir après le temps perdu

Quatrième jour de décembre. Trop peu de temps devant moi pour traverser mes 52 sujets : des choix s'imposeront. Comme couper, résumer, regrouper, reporter... C'est comme vous voulez.

Mais comme je suis la seule à décider dans cette maison et pour ce journal, pour commencer, je suis retournée à la page du 8 décembre 2013, faire une copie de la liste et la coller dans un document texte pour l'analyser et la retravailler tranquillement [pas peur, je publierai pas ça].

Ensuite, quelques allers et retours dans les billets de l'année pour noter les sujets « couverts » : sept en tout et pour tout. C'est peu. Trop peu. Que faire ?

Prendre le taureau par les cornes. Avancer.

Aujourd'hui, contente de voir que ça va pour les sujets numéros i et ii, je m'occuperai donc des numéros iii à vii inclusivement. Pour la suite, remettre à demain.

Sujet numéro iii : braconnage photo en raquettes

Fait quelques randonnées en raquettes en janvier, février et mars. Quand je vivais encore à la campagne, j'avais accès à une petite forêt et des grands champs derrière la maison ; par contre, chaque fois que j'y allais, l'appareil photo restait à la maison. Sauf une fois, peut-être, je me souviens l'avoir pris, mais seulement à mon retour, pour photographier le butin que j'avais rapporté, ma cueillette.

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Je n'étais pas allée très loin ce jour-là. Je m'étais arrêtée dans une petite clairière où il y avait plusieurs vieux pins et plein de pommes de pin tombées sur la neige folle. Je me souviens il faisait beau, du soleil et le vent tournoyant.

Ici à Montréal, aucun braconnage photo en raquettes en vue d'ici le Nouvel An 2015, à moins que…

Sujet numéro iv : écrire une première page sans l'aide des tarots

J'étais en train d'oublier ce qui se cachait derrière cet énoncé étrange. C'est fou, presque rien, juste quelque chose qui m'est arrivé et que j'avais envie de raconter.

À bien y penser, je n'aborderai pas ce sujet aujourd'hui mais avec celui des ateliers d'écriture. Que je vais regrouper, ça faisait un peu redondant dans cette liste, je sais.

Sujet numéro v : la télé : zapper le pire et le meilleur

Quand j'ai pensé à ce sujet là, j'avais dans l'idée de sortir la télévision de la maison. Et je l'ai fait. Je me disais, je la regarde si peu, seulement pour voir un bon film ou des reportages, des informations aussi. La télé ne me sert plus à rien sauf d'écran. Et puis je l'ai reprise. Et je me tiens loin du pire.

Sujet numéro vi : procrastinerai-je [ou pas]

Ça, c'est la grande question du siècle. Proche parente de bien des cogitations à ruminer jusqu'à ce que mort s'en suive : Être ou ne pas être, Je pense donc je suis, L'oeuf ou la poule, et ainsi de suite.

Sans trop y penser, je remets souvent des choses à tout à l'heure, à demain, à la semaine prochaine, à plus tard, à jamais.

Paraît que c'est pas bon. Mais je le fais pareil. Je fais de listes aussi. Des petits papiers. Le mieux restera toujours de choisir ce qui fait le plus envie. Et le faire. Quoique souvent, je fais en premier ce que j'aime le moins, pour m'en débarrasser. Quand je peux.

Sujet numéro vii : ah, prendre mon bain dans une baignoires à pattes

J'en rêve tous les jours. Et je réalise que je devrai fort possiblement en faire mon deuil comme je l'ai fait du grand potager et du feu de cheminée. Ça a fait partie des choix et abandons nécessaires cette année. La grande baignoire à pattes de la rue Hutchison me manque. Que dire de plus. Que ça ne m'avancerait à rien de me nourrir de nostalgies. Que je préfère tirer partie et apprécier ce que je vis ici et maintenant ; j'ai une très bonne baignoire, assez longue et profonde pour m'y étendre de tout mon long et que l'eau bouillante saturée de bain moussant me recouvre jusqu'au menton. Peut-être pas aussi romantique et esthétique qu'une baignoire à pattes, mais l'important n'est-il pas de disposer d'une bonne baignoire ?

Et puis je prends presque seulement des douches maintenant, histoire de limiter la dépense d'énergies [l'eau, l'eau chaude et les sous]. Les bains bouillants, c'est quand j'ai besoin d'une relaxation profonde ou quand j'ai mal partout. C'est meilleur pour la santé que des médicaments.

Pourquoi je m'arrête au numéro vii ? Parce que le sujet numéro viii a été fait partiellement, mais je n'y reviendrai pas maintenant. Trop de casseroles sur le feu.

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