fièvres mauves

C’est mardi matin, 24 janvier. Déjà. Impression de ne pas bouger, de piétiner. Étonnée que le temps file aussi vite à côté de moi, sans me regarder. J’avance néanmoins à petits pas dans l’année violette.

Hors ligne, j’avais commencé à rédiger la page mauve. Et puis je me suis interrompue à cause de plusieurs bouillons de fièvres et de céphalées à la limite du supportable. Ç’a duré quelques jours, trop. J’ai pas compté. Probablement un virus.

Cette nuit, la fièvre a monté, j’étais en ébullition, en eau, et j’ai dit ok, vas-y, sors tes grands ciseaux et achève-moi [c’était pour rire]. Je me suis rendormie. Chose étrange, en me réveillant ce matin elle avait plié bagage.

Je me sens un peu bizarre, le corps endolori et comme engourdi. Mais j’ai toute ma tête à moi. J’aime mieux ça.

2008.07_mauves

les mauves musquées de mon ex-jardin en Kamouraska [été 2007]

Ciel blanc aujourd’hui. Vents sournois et redoux. La neige fond. Et le mauve s’en vient.

Comme je ne croyais pas en avoir tout à fait fini avec le lilas [la plante] pour ma page lilas [la couleur], j'avais repiqué sur le web une version html du conte de Sofia Fiodorovna Rostoptchina, comtesse de Ségur : L'histoire de Blondine, de Bonne-Biche et de Beau-Minon.

Je m’étais mise dans la tête de le remettre en son état original après l’avoir comparé avec l'édition numérisée [1857] disponible sur ebooks. Je l'ai fait. Et ensuite j’ai glané un beau portrait de l’auteure et quelques illustrations du conte par Gustave Doré et je les ai ajoutés à mon projet d'édition maison, sans prétention. Tout à l'heure j’en ferai une version pdf et je le rendrai disponible [gratuitement] à ceux qui visiteront mon journal, et qui veulent le lire.

Pourquoi ça ? Pour m'amuser, c’est un conte que j’ai beaucoup aimé relire et qui m’a ramené une foule de beaux et bons souvenirs d’enfance [et j’en ai pas tant que ça].

Autre chose : j’ai souvent constaté que les documents libres de droits finissent par disparaître sur le web ; assez vite, les liens aboutissent à des liens morts et vous n'y avez plus accès ; c’est comme ça pour la grande majorité des sites hyperliés dans mes premiers cahiers. Parfois, certains documents sont remis en ligne et on vous demande de payer pour les consulter.

Ce n'est pas parce que je refuse de payer, mais j'ai un peu de misère à voir des gens s'approprier les oeuvres anciennes tombées dans le domaine public, de les transformer un peu et d’essayer de faire de l'argent avec.

C'est donc pour avoir à disposition une copie originale et « durable » de ce conte qu’il se retrouvera aujourd’hui en pièce jointe et en lien dans les annexes. Bref, ça veut dire que maintenant il est à moi et que je vous le donne sera ici, dans mon journal. En suivant le lien « fichiers attachés : blondine.pdf » en bas de page, ou encore celui-ci : L'histoire de Blondine, de Bonne-Biche et de Beau-Minon.

Annexes

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