Encore une fois réveillée trop tôt. Alors que j'espérais passer quelques heures de plus au lit pour reposer mon corps fatigué, calmer les douleurs qui m'arrachent le dos, le sommeil m'a plantée là sur le bord de la douce nuit et je me suis mise à tourner et retourner dans mon lit en sacrant contre mon dos souffrant, incapable de me rendormir.

Au lieu de cela je me lèverai, allumerai l'ordinateur, et après avoir écumé le net à la recherche d'une belle Nativité sombre [enfin], j'irai dans la cuisine préparer un café au lait [dans un bol] et je viendrai le boire par petites gorgées songeuses en vous écrivant. Ce que j'ai à dire ce matin ? Rien de spécial, comme à l'accoutumée.

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C'est Noël et j'ai laissé les petites lumières dehors allumées toute la nuit. Je me suis fait mal au dos hier après-midi en installant une patère dans l'entrée : la perceuse est lourde et je la tenais à bout de bras - ce mur est en béton et il fallait appuyer assez fort pour enfoncer la mèche. Ça fait qu'après, après avoir fini de visser les cinq crochets sur la patère et la patère dans le mur, j'ai senti que le dos paierait la note. Je paie.

Mais je ne suis pas là pour me plaindre. Quoi que j'en ai bien le droit, ceci est mon journal, après-tout. C'est une vieille habitude à moi, de croire que raconter ses petits malheurs embête les autres. Mais confier ses problèmes à la ronde et ne rien faire pour les régler, comme on dit, ça n'avance pas à grand chose. On se dit que les gens se lasseront de vous écouter, qu'ils vous fuiront et que vous vous retrouvez seule. Mais n'êtes-vous pas seule, de toutes manières ? Alors un peu plus ou un peu moins n'y changera pas grand chose. J'écris, j'écris, mais je n'ai pas encore bu ma première lampée de café. Pause.

Voilà, c'est fait. J'y ai même trempé le reste des tranches de pain baguette d'hier. Grillées, avec du beurre. Un délice. Tiens, c'est ce que je vous souhaite pour ce Noël, un bon bol de café au lait. Ajoutez-y si vous voulez plein de tartines avec des confitures de coings, de griottes, de fraises, de prunes, d'oranges amères. Ou si vous n'aimez pas le café, un grand bol de thé, de chocolat ou de lait chaud avec miel et gingembre. Et après, habillez-vous chaudement et sortez marcher dehors en pensant à rien. Pendant ce temps-là, je finirai d'emballer les cadeaux et je m'habillerai pour aller dîner chez C. [à midi].

Cadeau de Noël pour ceux qui d'aventure ouvriront ce journal aujourd'hui : le « Douce nuit » de Florent Vollant, en innu. Chanson qui me prend aux tripes et me déchire le coeur à chaque fois, parce que l'innu, c'est une langue qui m'est à la fois étrangère et familière, et je n'en comprends pas un traître mot. En ligne sur cette page pour 48 heures, pas plus [à cause des droits]. À la fin, il y a ce petit duo Florent Vollant - Angel Forrest, en anglais. « Douce nuit, Sainte nuit, Give peace a chance », de l'album Les étoiles de Noël :