Un à zéro. Dur dur, la vie d'une web-diariste inexpérimentée. J'ai perdu, que dis-je, j'ai malencontreusement effacé les deux premières pages de mon journal. Adieu mes entrées du 20 et 21 septembre. Ça m'enrage, je n'avais pas de copies. J'en suis donc à un-zéro pour le journal papier qui rit dans sa barbe... Il me manque déjà. Au moins avec lui, je n'ai jamais rien perdu ! Mais ce n'est pas si grave, j'apprends.

Le problème : je ne sauvegarde pas assez souvent, et j'écris vite. Alors, comme je suis très maladroite, je tape parfois ailleurs que sur les touches lettres. Conséquence ? Parfois rien, parfois, je perds une demi page. Vraiment, de plus en plus charmant. Il me faut dorénavant prendre mon temps pour aller vite et avec la meilleure précision possible.

Et pour le reste ? Jour de pluie, et je n'ai pu jouer à l'écureuille planteuse de tulipes dans mon jardin.

Je n'ai pas été au Marché Jean-Talon non plus, pour faire provision des fruits et légumes de saison.

Et pour compléter le tableau, mon corps s'est retrouvé comme dans un état d'ébullition hier soir. Je ne sais pas ce qui a déclenché cette soudaine effervescence. J'essaie de me changer les idées, de sublimer. Pas facile. Je lis. Tant et aussi longtemps que mon chum sera coincé chez lui, rester calme, ne pas manger mes bas.

Bonne fille, je me suis couchée de bonne heure et levée tôt. Après le café noir, je me suis rendue à l'U. de M. et j'ai passé l'avant-midi entière couchée sur un test de français écrit. J'pense que j'ai coulé. Pas grave, j'ai donné le maximum. J'aurais aimé cent fois mieux passer ma matinée couchée sur quelqu'un de plus excitant.

Non, je ne suis pas une obsédée de la chose. Et même si je l'étais, je peux me permettre de tout dire à mon cher journal et sans aucune retenue, n'est-ce-pas ? Sinon, si je commence à me censurer à l'écran, .comme je me connais, je vais vite retourner à mon petit cahier.