28. la page blanche : l'auteur

Le chemin qui conduit à notre ciel personnel passe toujours par la volupté de notre propre enfer. [Nietzsche]

Karen Christentze Dinesen (couramment appelée Tanne) naît le 17 avril 1885 à Rungstedlund, au Danemark. Elle meurt paisiblement dans sa maison, le 7 septembre 1962, après une journée de coma.

Quelques biographèmes :

- le père de Karen, Wilhelm, député au Parlement danois, se pend à Copenhague en mars 1895 après avoir participé aux débats parlementaires. Les motifs du suicide demeurent mystérieux, mais l'homme a déjà connu des épisodes dépressifs. Quand la tragédie se produit, Karen n'a pas 10 ans.

- Karen était la préférée du père, celle qui lui ressemblait le plus, avec laquelle il avait de longues conversations qui ont fait d'elle une enfant précoce et originale. Il avait l'habitude de l'emmener faire de grandes promenades à travers la campagne et lui a communiqué son goût indéfectible de la nature.

- en 1899, la ferme de Rungstedlund est ravagée par un incendie. La mère et ses trois filles partent en Suisse où Karen suit les cours d'une école française et elle perfectionne ses connaissances en français et en anglais qu'elle parle parfaitement.

- en novembre 1903 elle entre à l'Académie des Beaux-Arts de Copenhague. L'année suivante, elle illustre, à l'âge de 19 ans, Le Songe d'une nuit d'été. La jeune femme est imaginative et revendique une forme de paganisme sensuel à l'encontre du protestantisme unitarien qui imprègne tous les actes des personnages féminins de sa famille maternelle. La dette est inépuisable. Chacun doit justifier son existence en la remboursant inlassablement par des efforts démesurés pour accomplir quelque vocation douée de haute valeur morale. Karen adolescente rejette et déteste cet univers. Elle choisit le monde de son père, celui où la vie est gratuite, libre, et permet d'éprouver l'immense bonheur d'être vivant. Celui aussi de l'aristocratie contre la bourgeoisie méritante.

- elle fait ses débuts d'écrivain, sous le pseudonyme d'Osceola, en 1907, à l'âge de 22 ans. Son premier conte, «Eneboerne » [ « Les deux solitaires »] paraît cette année là dans une revue de Copenhague, Tilskueren.

- en 1909, aucune de ses oeuvres n'ayant eu de retentissement, elle perd l'envie d'écrire, faute d'encouragement. Elle se prend cette année-là d'un amour profond pour le baron Hans von Blixen-Finecke, son cousin au second degré, qui ne répond pas à ses sentiments. Karen mettra alors brutalement fin, et pour une assez longue période, à ses relations avec la noblesse, ne voulant pas risquer de rencontrer Hans Blixen.

||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||Je suis fatiguée. J'écrirai le reste un autre jour.

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