27. la page blanche - suite et fin

J'écris cette page avec quelque chose de changé en dedans. Quelque chose comme un coeur plus léger, de la fierté et un fort agréable sentiment de fidélité à l'histoire. 

Il ne s'agit pas, bien évidemment, de la mienne. Ce n'est pas mon histoire, je n'ai pas inventé ni écrit l'original de ce conte, mais cela ne change rien à ce que je ressens. Est-ce le fait d'y avoir travaillé ? De l'avoir raconté jusqu'au bout ? Suis-je davantage imprégnée du contenu de ce qui a été raconté que lorsque je me contentais simplement de lire ? 

J'ai bien des raisons d'aimer ce conte de la page blanche qui, quand j'en terminais la lecture, me laissait toujours un peu comme molle et fondue en dedans. J'espère que vous l'aimerez aussi. 

Ce matin je me suis levée tôt. Aussitôt le café filtré, le lait versé sur le café brûlant, je me suis assise devant le texte inachevé et j'ai terminé l'histoire. 

Je ne l'avais pas encore noté dans le journal, mais j'ai eu la chance [c'est un peu fou mais ils l'ont fait] de recevoir une machine à café espressos et cappuccinos en cadeau à Noêl. Une vraie, avec une pompe italienne et une buse pour faire mousser le lait. Je vous en prépare un quand vous voulez. Quel plaisir. 

Ainsi, l'histoire de la page blanche est terminée, mais je n'ai pas terminé avec elle. 

Dans les prochains jours, j'y ajouterai une manière de suite : un document d'accompagnement avec des images, les sources surtout, et quelques notes biographiques sur l'auteur, Karen Blixen. Quelques notes aussi sur les différentes versions et publications de ses contes et sur les traducteurs du danois à l'anglais puis de l'anglais au français, si je peux les trouver. 

C'est dans un livre de Henry Miller que j'ai découvert l'existence des contes de Blixen. Merci, Sir.  

Je considère mon travail d'écriture sur la page blanche comme une traduction, une mise en scène, sans plus. J'ai même conservé certains passages tels quels, simple transcription parce que trop bien ciselés. Par aileurs, je ne me suis pas gênée pour mettre en fiction la vieille conteuse, ses auditrices, et les lieux [Karen Blixen avait situé le couvent au Portugal, je l'ai déménagé en Bretagne...], j'ai ajouté quelques détails sur la culture du lin, et tout ça. Mais je reviendrai sur ces considérations une autre fois. 

À venir, donc, un document d'accompagnement sur le conte [enfin !] terminé que vous pouvez lire en suivant le lien vers la page blanche, suite et fin.

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