J'ai pris deux semaines de vacances. J'en avais grand besoin. J'ai passé du temps à Montréal. Reçu de la belle visite, lu un peu. Malheureusement, il a plu deux jours sur trois.

Habituellement, j'aime bien la pluie. Sauf que les jours où j'étais seule, j'avais des envies furieuses de jardinage et j'ai dû rester en dedans et ronger mon os. J'ai fait quatre pots de confitures de rhubarbe-fraises et quatre de framboises.

Encore un dimanche de pluie à dominance gris mais avec un ciel bien beau pareil. J'ai entrepris le grand inventaire de mes vêtements. Je veux me délester, me guérir d'en garder trop. Vieux vestons démodés, jupes et chandails d'un autre siècle. Même les chaussettes orphelines ou les encore en paire avec une de trouée [mais comme il y en a tout de même une de bonne et que je les aimais tant, je ne me résigne pas à m'en séparer] même chose pour les bobettes aux élastiques béants - que je ne porte plus bien évidemment [mais comment me résigner à jeter les vestiges de si jolis et doux tissus, couleurs et dentelles].

C'est ainsi que, par manque d'appétit pour faire le vide, le plein de trucs inutilisables se crée et s'installe à demeure, jusqu'à ce qu'une pagaille folle s'installe et que je n'aie plus de place pour le reste dans les tiroirs et sur les tablettes de la grande armoire en pin que j'ai achetée lorsque j'ai emménagé dans cette maison.

J'ai donc pris une grande respiration, et une décision : ouvrir portes et tiroirs et ramasser ce joyeux butin pour le placer sur mon lit. Restera plus qu'à faire quatre paquets : 1 et 2) jeter/recycler [je ne sais même pas si on peut mettre les vêtements dans le bac à recyclage, la honte, je cours me renseigner...], 3) donner, 4) garder. Et puis quand j'aurai fini, attaquer les paniers à linge qui débordent.