26. c'est dimanche, il pleut

pour moi, écrire c'est aimer et désirer. faire mon miel de tout, y compris des chagrins et des misères. des fleurs et du labeur. d'un thé vert, d'un bain bouillant. d'un amour qui meurt sans perdre sa voluptueuse mémoire.

c'est dimanche, il pleut. jeu : deux fragments d'art intime à l'heure. il est midi et demie et des poussières. à tout à l'heure, treize heures trente, pour deux autres.

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elle aimait à faire étriver son chat avec un rameau d'olivier. distraitement.

il lui était arrivé de tomber amoureuse d'une histoire plus que d'un être. l'homme comme désintégré par la scène qu'il avait créée pour se l'attirer.

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il reste du saumon d'hier, je pourrais le manger froid. dans sa gelée.

la tiède et subtile mélancolie du jour faisait son oeuvre en elle. je ne peux plus vivre dans la tristesse avait-elle pensé. demain, elle irait jusqu'au fleuve.

*

même dans la pureté nue d'une phrase abstraite, quelque chose se profile. en filigrane.

après l'averse, couleurs et parfums s'épaississent, se densifient. après l'averse, elle dort dans les circonvolutions de l'âme.

*

encore et toujours, épaissir et préciser le cahier de charges. envie de composer un grand mâchicoulis littéraire.

un mâchicoulis érigé à l'incohérence autobiographique du monologue intérieur. avec plusieurs petits romans en désordre dedans et une mise en abîme au milieu. une sorte d'uroborus rouge et noir.

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Commentaires :

le 15 juin 2008 à 16h01 [UTC-5], jo a écrit :

très beau. no comment


le 15 juin 2008 à 16h25 [UTC-5], annie a écrit :

merci jo. *

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