17. pour ma dernière neige

La preuve sera faite une fois de plus qu'il suffit de l'écrire pour que ça passe. J'ai repris la lecture de mon vieux Proust, quelque part dans Le côté de Guermantes. Voilà ce dont j'avais besoin.

Hier 12 avril c'était sans doute ma dernière neige. L'ultime promenade sous les flocons. Les corneilles sont de retour. J'en ai surpris une accrochée dans les plus hautes branches entrelacées d'un jeune érable au tronc fendu en deux, qui en arrache.

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Je l'avais crue seule, mais elles étaient deux. L'autre, nichée dans un sapin voisin. Elles se regardaient, bec de profil, oeil de travers. Noires et craillantes. Elles sont restées là longtemps à examiner les alentours comme quand on se dit : on reste ici ou on se taille ?

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Commentaires

le 19 avril 2008 à 10h10 [UTC-5], Julie Louise a écrit :

Bonjour,

je trouve que le troisième et quatrième tome sont les plus longs et parfois, les plus pénibles de la Recherche. Ensuite, ça se dégage à nouveau avec l'histoire d'Albertine alors il faut pas lâcher. C'est drôle car c'est justement Proust que je lis en ce moment!

À plus!

Julie Louise
julielouise.wordpress.com


le 20 avril 2008 à 17h46 [UTC-5], annie a écrit :

Bonjour,

Par moments, Proust, c'est plus long et difficile, mais c'est justement ce qui fait que je m'y attache.
Je peux interrompre ma lecture, lire d'autres livres, y prendre plaisir ou les détester, mais je reviens toujours À la recherche du temps perdu, et je relis.
Puis je retrouve le volume et le passage où j'avais laissé quelque chose ou quelqu'un se glisser entre lui et moi. Ça vient de m'arriver encore une fois. Surtout pas envie de lâcher. Pourquoi se priver ?

Mes amitiés...

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