où aller ?

Encore ce bilan que je refais, dont je fais le tour sans jamais aller au fond des choses à ne pas étaler sur la place publique.

Je répète. Consciente de le faire et j'en viendrai à bout si lecteur est patient on finira bien par s'en sortir de cette foutue gamique. Avoir vécu toute une année seule ici aura été une expérience qui m'en a appris long sur moi-même. Déjà écrit ça aussi ? Tant pis.

Je vis des moments de découragements. Mais j'en avais aussi avant. Trop de solitude ce n'est pas bon. Je pense à tant de choses, j'analyse le présent. Je ne veux plus être aussi seule. Isolée.

M.-F., à qui j'en ai parlé m'a demandé : « Es-tu capable de vivre seule, Annie ? » Je n'ai pas su quoi répondre. Je ne sais pas.

N'est-on pas toujours seul à un moment donné ? où que l'on aille, et avec qui que l'on soit, la solitude n'est-elle pas toujours là ?

Je ne sais pas comment je pourrais reprendre pied, m'installer ailleurs. J'envisage mon départ. Pour aller où ? Montréal ou sa banlieue ? Quand je dis que je n'ai aucune idée, aucun endroit au monde où j'aurais furieusement envie de vivre, c'est terrible.

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