le visiteur

Profité du samedi pour prendre congé de travail, des livres lus ou à lire, du livre à écrire. Fait du ménage. Il fait de plus en plus froid. Toujours pas de neige. Dès sept heures du matin j'ai rentré le bois et rempli le foyer à ras bord. Mis le feu au papier et une demi-heure plus tard la maison était chaude comme l'intérieur d'un ventre rond.

Hier j'ai eu la visite [sans s'annoncer] d'un monsieur qui disait être un évaluateur de la municipalité, à ce que j'ai cru comprendre.

Le visiteur inattendu portait le masque du bon monsieur gentil et sympathique du genre j'aime tout le monde, et légèrement condescendant, avec une opinion toute faite sur n'importe quoi. Plus une pointe d'impertinence aussi, et replet. Une poignée de main fuyante.

Il m'a posé des tas de questions indiscrètes sur la maison et les transactions reliées à l'achat de la maison, inspecté partout. Je déteste ça. J'étais contente qu'il parte, mais poliment. Je n'ai même pas noté son nom. Je devrais peut-être vérifier mais bof, je m'en fous un peu.

Et puis j'ai travaillé sur un horaire de base, j'y reviens toujours. Une routine qui ne soit pas trop routinière ni somnifère.

Repensé à mon rêve d'hier en marchant dans la montagne. Je suis montée beaucoup plus haut que d'habitude et à un certain endroit la vue sur le fleuve et tout ce grand pays en bas et loin devant était à couper la respiration.

Au retour j'ai écouté l'opéra à la radio, c'était le Hamlet d'Ambroise Thomas. J'ai grignoté du pain et du fromage. Parlé longtemps au téléphone avec C. Ce fut une bonne journée, incluant l'abondante effervescence de ce que je n'écris pas. Et à 16 heures 45 il faisait déjà noir.

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