62. dégel

Quel beau début de printemps, toujours du soleil. Avant qu'il ne reste plus de neige, j'observe ce qui reste, sa grande beauté occupée à s'effacer en douce, et l'apparition des traces de dégel, l'agrandissement des plaques de terre et d'herbe, le sol qui refait son apparition malgré lui.

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Que de changements, tout se modifie sous mes yeux qui seront toujours incapables d'apprécier toutes les odeurs nouvelles, les textures, je sors et je touche, je palpe la neige plus grosse que du gros sel de mer, salie par endroits, devenue cristal, farine et pâte mouillée ; je respire les nouveaux parfums épais et âcres de la terre qui doit s'étirer en baillant par en-dessous.

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Je me suis amusée à faire une petite série d'images « dégel », en passant d'une fenêtre à l'autre, dès que je me suis levée ce matin, toutes sont visibles en plus grand format ; pour voir les détails, il suffit de cliquer dessus.

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Par ailleurs, malgré mes propos d'hier concernant L'Ennui, j'ai repris la lecture et je me suis encore couchée aux petites heures, le sentiment lourd du début a cédé la place au désir, au simple plaisir de m'ouvrir au texte et de glisser dedans pour découvrir cette vision particulière et unique du monde selon Moravia, partir sans peur dans ce qu'il m'offre de douloureux et d'inconnu.

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