21. reposoir

Je n'ai pas écrit le journal hier. Pas partie bien loin. Je travaille aux premières pages d'un roman que je sens fragile comme la flamme d'une bougie exposée au vent ; quand je m'en éloigne un peu, je reviens et presque tout ce que je crois savoir sur l'histoire que j'écris a disparu.

J'ai donc choisi de me consacrer uniquement à ça pour les prochaines semaines, ou mois, ça prendra le temps que ça voudra, mais j'en viendrai à bout.

J'ai fait des recherches et démarches pour reprendre mes cours de russe, rien trouvé avant le mois de mai, mais j'aurais une session intensive : six semaines de cours quotidiens, je crois rêver. L'inscription est en mars, je fais une croix sur le calendrier.

D'ici là je me construis un reposoir dans lequel j'aimerais bien dire bienvenue à vous lecteur, lectrice, dans la chambre secrète silencieuse où dorment les mots. Imaginez mon reposoir comme une bibliothèque aménagée dans une vieille chapelle avec des murs en pierres grises, de longues tables en bois, des lampes en bronze avec abat-jours vert pâle et pourquoi pas des alcoves avec des icônes aux murs et des coussins par terre.

Merci de lire et de m'écrire vos commentaires par email, ou de vous taire, c'est comme vous voulez, vous avez tous les droits, incluant celui de critiquer, de ne pas lire, et de ne pas aimer...

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