L'oiseau bleu du 8 janvier 2006

Cette maison n'a pas de sonnette. Pour entrer chez-moi, on doit faire toc toc toc sur le bois de la porte. C'est un de ces bruits répétés et très retentissants qui m'a réveillée ce matin.

J'étais trop engourdie et je fus totalement incapable de sortir du lit. J'ai entendu frapper deux fois et après, plus rien. Trop curieuse pour me rendormir, je me suis levée et j'ai couru voir dehors. Il n'y avait personne.

Sur la galerie, le tapis de neige blanche était vierge, sans aucune trace de pas sauf celles du chat. J'avais donc rêvé ? J'ai fait du café et tranché du pain que j'ai tartiné avec du beurre salé et du miel.

J'ai allumé l'ordinateur et ne me demandez pas comment cela s'est fait, mais j'ai écrit d'un seul souffle, entre les bouchées de tartines et les gorgées de café, six bienheureuses pages que je ne relirai pas avant d'avoir épuisé le sujet, — sans oublier ses compléments d'objet.

Les geais bleus sont de moins en moins sauvages, j'ai réussi à les prendre en photo, mais c'est un peu flou. Je me demande si ce sont vraiment des geais bleus, ils ont les pattes courtes, le bec long et le ventre gris.