1. le pigamon

Ce billet aurait voulu se voir double, à cause de sa double fonction de fin et de recommencement :

La fin devait arriver à la page 140, qui fut la dernière du volume 5, puisque j'ai enfin fini le bidouillage de mon nouveau cahier aux couleur vert lichen pour le fond [#ccddbb], topiaire [#99bb54], mousse sauvage [#87aa42], violet volatile [#771464], clair de lune [#ffe040] et finalement solarium [#ffcf4f] – d'où le sous-titre.

Un grand merci à Neige de Simplement vert :

« Un peu trop écolo, trop féministe, trop vert, mais que diable, elle a des orgasmes. Autrement, botaniste, biochimiste, naturaliste et allaitante. », puissante inspiratrice de lumière pour ce nouveau look, en pause depuis juillet 2004. Plaisir de noter ce qu'elle écrit merveilleusement au sujet du pigamon, j'en frissonne chaque fois que je lis :

Le pigamon ne fleurit pas. Il éclate. Il a poussé dans le bois qui fait le pas entre le cap et le ruisseau de Petite Malbaie. Tandis que l'empressement du printemps fait tout fleurir autour de lui, il confectionne patiemment ses dentelles en pattes de grenouilles, le long de ses tiges chaque jour plus longues et plus gracieuses. Puis un beau matin ensoleillé, fouish... il éclate comme un feu d'artifice au sommet de sa parabole.

Ainsi donc, un an plus tard, avec beaucoup d'émotions et de chemin parcouru, un profond changement intérieur, le grand ménage dans les livres, les placards, les objets de la vie quotidienne, les amours, les deuils, les petits et grands sentiments, les amitiés, opérations à coeur ouvert avec des mains douces gantées de soie et par une succession de détachements, dénouements, évictions naturelles de liens obsolètes, mes retrouvailles avec le fleuve et la montagne et la rencontre avec ma chère maison toute blanche dans la région de Kamouraska, le journal continue avec le volume 6 : Love and Writing Project : tome 2 [solarium].

Et que je tourne la page de Palymbrosia.

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