J'ai trouvé dans le Journal deThoreau une phrase qui dit « le meilleur remède à l'amour est d'aimer davantage ». J'espère ne pas l'avoir trop écorchée en la citant de mémoire, je suis déjà au lit à cause de ce mal de gorge qui me fait sentir toute bizarre, comme molle de partout et j'ai hyper chaud, et courbaturée, c'est peut-être une légère fièvre et il faut absolument que ça aille mieux demain, je n'ai pas le temps d'être malade en ce moment. Le portable, c'est bien pratique pour écrire quelques mots avant de dormir, mais le livre est resté sur la table et je ne veux pas me relever. Si je dors beaucoup demain ça ira mieux. Je songe toujours à écrire dans un autre cahier, question de retrouver un projet d'écriture dans lequel je me sentais plus en sécurité. Ce qui me fait défaut ces temps-ci. Et de la douceur.

J'ai un peu bidouillé les gabarits de Love and Writing Project, rien pu en tirer de potable sauf une certaine inspiration en rose et des souvenirs tendresse. Par ailleurs, j'ai réservé les déménageurs. Ça coûte cher sans bon sens et donc je ne pourrai partir avant d'avoir vendu la maison ici. Retour à la case départ du 23 novembre, donc. Il y a des jours, par brefs moments, je me sens toute agitée et secouée par l'angoisse devant ces énormes et folles décisions à prendre un peu comme une petite souris prise au piège. Pas grave. Vivement le 28 octobre, aussitôt signé les papiers chez le notaire, je serai dans ma nouvelle maison, sans aucun meuble et pour trois semaines, et je vais l'habiter, faire des feux de cheminée, regarder le fleuve, allumer des bougies et dormir par terre.