Extrait de Frisson d'hiver, v.4 et 5 :

Quand le givre qui s'éternise
Hivernalement s'harmonise
Aux vieilles glaces de Venise,
Gretchen !

Et que nos deux gros chats persans
Montrent des yeux reconnaissants
Près de l'âtre aux feux bruissants,
Gretchen !
[Émile Nelligan]

2005.01.18_fleurs de givre à la fenêtre

Les fenêtres du bureau et celle du salon, situées sur le devant de la maison sont couvertes de givre. Comme tout ce qui est passager, éphémère, ou fugace [irais-je jusqu'à dire furtif, ou fugitif ?] bref, comme tout ce qui ne vit pas longtemps, c'est très difficile à photographier, le givre. Le soleil aura bientôt léché tout ça comme un os jusqu'à transparence liquide du verre. On dit qu'il fait très froid dehors. Normal, c'est janvier. Je vais m'organiser pour ne pas avoir besoin de sortir aujourd'hui. Et rester bien au chaud dans mon jardin de givre pour le voir fleurir blanc, allumer un feu de cheminée, et lui dire adieu.

Demain, par contre, il faudra que j'affronte le dragon glacé. Mais où sont donc encore cachées mes mitaines de laine [rouges] ?

Effet de la pensée circulaire ? la poésie de Nelligan chante à mon oreille.

Je me suis replongée hier soir dans Le Moyen Âge, de Michelet. Ce livre est un vrai bijou.

J'écoute Paul Kunigis [Jeszcze Raz], l'avant-dernier album : Balagane. Déchirant, envoûtant. Tendre.