le soleil du 3 janvier 2005,

Mais non je n'ai pas laissé tomber le journal. Ne suis pas partie à la chasse non plus. Et je n'ai pas perdu mes chères muses enchanteresses qui ne se laisseront pas museler si facilement. Mais non [bis], je n'ai pas attrapé la maladie du blogue ou un méchant virus qui empêche d'écrire. Je ne suis pas malade. Ni morte. Qu'est-ce que vous aviez encore imaginé ? Je me porte dangereusement bien. Vite perdu les quelques kilos que nos grosses bouffes du temps des Fêtes m'avaient collé au popotin. Tremblé comme vous tous aux informations, évocations, et Images horribles du tsunami. No comments. Je n'ai plus une minute à moi. À cause de mes bourreaux de travail, j'écris comme une damnée. Le roman épaissit. Chaque jour j'y travaille plusieurs heures et dans un état proche de la transe - état que j'ai plus ou moins envie de décrire. Trop intimement lié au procesus créatif. Supersticieuse à l'os, je crains de tout perdre si j'aborde le sujet. Donc, pour ce qui concerne ce roman et sa façon de venir au monde, ça va être motus et bouche cousue. J'en reparlerai ici quand le contrat d'édition sera signé et pas avant [si contrat il y a - je n'en doute pas, mais je préfère rester modeste et réaliste]. Et je garde confiance : ce roman sera le meilleur et je sais que vous l'aimerez, si un jour vous avez la chance de mettre la main dessus et de le lire. Mot à mot, page après page, je veux qu'il soit intéressant, lumineux, tripatif, épatant, éclatant comme les dernières trois minutes d'un coucher de soleil. La superstition, ça fonctionne dans les deux sens. S'il y a des esprits malins qui cherchent ou ont cherché à me nuire, il y a aussi plusieurs bonnes fées qui veillent ou ont veillé sur moi, sur mon doux et piquant quotidien, et sur mes écritures.