4. mon crayon

Déjà 22:35 heures. Mercredi soir. Encore des problèmes avec cet ordinateur. Et avec l'autre aussi. Ça n'arrête pas. Les virus ont laissé des traces. Et mes tentatives de réparation aussi. Indélébiles.

Par exemple : écrire avec ce clavier, qui me fait sauter d'une ligne à l'autre à chaque deux ou trois mots pendant que j'écris, est devenu fort éprouvant. Frustrant. Si je me laissais aller à dire les choses sans contrainte, mais comme j'aime à m'exprimer, et surtout sans crainte de me faire taxer de diva capricieuse et théâtrale - je dirais que c'est un vrai calvaire. Mais qui a dit qu'il ne fallait pas exagérer pour se faire entendre [je ne dis même pas comprendre] ?

Sans compter que plusieurs applications de ce misérable ordinateur ne fonctionnent plus à cause des cartes, des pilotes et des périphériques (par exemple, le lecteur dvd). J'en ai ras le bol de tout cela, assez c'est assez. Pas envie d'être cool ni zen [et vous les fleurs, je vous envoie paître avec les moutons dans les prés, bé bé bé, car vous n'y pouvez rien]. Demain au plus tard, je rapporterai cette machine aux experts de la chose pour une réparation mise au point, changement d'huile, name it, un peu comme quand j'entre ma voiture au garage à l'automne pour un bon tune up avant l'hiver. Mais non, je ne peux pas, il faut que j'aille travailler encore toute la journée. Dieu que je fais pitié. Mais où est donc ce galant chevalier sur son cheval blanc ?

Il commence à se faire tard. Je suis fatiguée. Et pourtant je ne peux pas me résigner à aller dormir et à laisser en plan la moitié de mes rêves. Il y a cet amour en moi et la vie si belle, si belle. Il y a ce « livre » que j'ai écrit avec flamme et passion et qui ne sera jamais publié. Je parle d'Épiphanie. Cet été, j'en ai fait mon deuil. Peu à peu. Je n'ai pas de temps à perdre. Il faut que je travaille, que je gagne ma vie. Et que je vive, que j'écrive encore. Continuer. Avec de nouveaux matériaux. Écrire sans jamais m'arrêter. Rester libre. Le coeur ouvert. Mon ordi est peut-être un peu déficient, mais je sais encore tenir un crayon. Next.

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