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Le même jour, l'année dernière, je recopiais le verset VI des « Monologues de l'aliénation délirante ». L'idée était de l'apprendre par coeur et de le savoir toujours afin de redonner un peu de réalité à mes songes. Je n'ai pas oublié :

c'est l'aube avec ses pétillements de branches
par-devers l'opaque et mes ignorances
je suis signalé d'aubépines et d'épiphanies
poésie mon bivouac
ma douce svelte et fraîche révélation de l'être
tu sonnes aussi sur les routes où je suis retrouvé
avançant mon corps avec des pans de courage
avançant mon cou au travers de ma soif
par l'haleine et le fer
et la vaillante volonté des larmes

Ainsi je relirai le reste de L'Homme Rapaillé pour y chercher un peu de réconfort, et de la force pour continuer.